Isolation des murs

Comment choisir un isolant pour les murs ?

Date de l’article
15/01/2025
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Comment choisir un isolant pour les murs

Les murs intérieurs et murs extérieurs représentent jusqu’à 25% des déperditions de chaleur dans une maison peu ou mal isolée. L’isolation des murs est donc un moyen très efficace de contribuer aux économies d’énergie et au confort thermique de l’habitat en évitant les variations de températures et transferts de chaleur. L’isolation intérieure des murs est ainsi une étape incontournable de tout projet de rénovation globale, visant à rendre son intérieur durablement plus confortable et performant sur le plan énergétique. Elle peut aussi être l’occasion de réaménager ou simplement d’embellir son cadre de vie, tout en prenant en compte les avantages et inconvénients de chaque type d'isolant.

Pourquoi faut-il faire l'isolation thermique des murs ?

Pour en finir avec une maison passoire et énergivore, l'isolation des murs associée à l'isolation des fenêtres est un levier significatif en matière d’économies de chauffage et de confort thermique.

Les façades nord et ouest notamment sont particulièrement importantes à traiter car étant moins exposées au soleil, elles subissent davantage les dégradations de l’humidité. Isoler vos murs, en particulier le mur intérieur, peut non seulement participer à l’isolation phonique de la maison à l’égard des nuisances sonores aériens extérieurs et intérieurs mais aussi au confort d’été.

En effet, une forte résistance thermique mise en oeuvre pour l'isolation de l'enveloppe du bâti (ensemble des parois opaques et vitrées) permet de conjuguer confort d’été et confort d’hiver : elle maintient la fraîcheur à l'intérieur en été en freinant fortement la pénétration de la chaleur à l'intérieur et conserve la chaleur ambiante en hiver, en procurant confort et économies d'énergie.

Quand faut-il privilégier l’isolation des murs par l’intérieur ?

Pour isoler un mur périphérique d’un logement, il existe deux grandes techniques : l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) et l’isolation des murs par l’extérieur (ITE). Ces deux solutions permettent d’atteindre d’excellentes performances thermiques. On choisit l’une ou l’autre selon la configuration spécifique et les contraintes du chantier, telles que l'aspect extérieur, les traces d'humidité, et les résultats d'un éventuel audit énergétique.

Dans le neuf

On privilégie généralement l’isolation par l’intérieur qui permet de réaliser des bâtiments basse consommation (exigence de construction de la RE2020) au coût le plus avantageux. Dans ce cas, les ponts thermiques de structure doivent être traités à l’aide de rupteurs de ponts thermiques. Ils permettent d’assurer une continuité de l’isolation thermique de l'enveloppe du bâti. Ces solutions sont aujourd’hui courantes dans la construction neuve.

En rénovation

Opter pour une isolation des murs par l’intérieur (ou ITI) possède de très nombreux avantages. Outre le fait que cette option est incontournable lorsque l’on refait ou réaménage son intérieur, c’est également une solution économique (meilleur rapport performance-prix) dont la réalisation est pratique et rapide à mettre en œuvre. 

Contrairement aux idées reçues, l’isolation des murs par l’intérieur ne diminue que légèrement la surface habitable. Dans une maison non isolée, l’inconfort généré par l’effet de paroi froide en hiver limite l’usage de l’ensemble de la surface du logement. On profite en effet peu des 40 à 50 cm qui longent une paroi non isolée. Isoler les parois permet alors de gagner en surface d’usage. De plus, les économies d'énergie et l'amélioration globale du confort que procure une isolation des murs performante font vite oublier l’espace consacré à l’isolation.

Une isolation des murs par l’intérieur est également idéale :

  • lorsque la maison est ancienne et détient un certain cachet que l'on ne souhaite pas sacrifier au gain en efficacité énergétique (pierres apparentes, briques et pierres, enduit beurré…),
  • lorsque la façade extérieure présente des particularités architecturales limitant l'intérêt d'une isolation par l'extérieur (nombreuses parois vitrées, balcons, bow-windows qui représentent autant de ponts thermiques à traiter)
  • lorsque la façade extérieure ne nécessite pas de ravalement.

L'isolation par l'extérieur (ITE) présente, quant à elle, l'avantage de combiner simultanément deux aspects :

  • améliorer la performance thermique,
  • éviter le ravalement des murs tout en améliorant l’esthétique par une offre de finition multiple.
     

Mais l’ITE n'est pas toujours réalisable du fait des modifications d'aspect qu'elle engendre. Les contraintes suivant la configuration du bâti peuvent aussi être très importantes. Pour en savoir plus, consultez notre article dédié à l’isolation des murs par l’extérieur.

A noter

Lors de la réalisation de travaux d’isolation en rénovation dans un logement existant non ventilé, on se prémunit contre l'humidité et les désordres qu'elle engendre en installant un système de ventilation contrôlée. Il assure le renouvellement de l'air intérieur indispensable à l'obtention d'une bonne qualité de l’air intérieur. De même, si l’on associe une isolation des fenêtres à l’isolation des murs, on choisit des fenêtres à haute performance thermique et équipées de grilles de ventilation (hors mise en oeuvre d’une ventilation double-flux) conformément aux exigences de la RTE (Réglementation Thermique pour les bâtiments existants).

Quels sont les avantages de l'isolation des murs intérieurs ?

  • Amélioration du confort thermique :
    L'isolation thermique des murs par l'intérieur assure une bonne isolation au sein de l'habitat et réduit de façon significative les pertes de chaleur. En effet, elle permet de maintenir une température intérieure agréable en hiver et de conserver la fraîcheur en été.
  • Économies d’énergie :
    Améliorer l'isolation intérieure permet de diminuer les besoins en chauffage et en climatisation, entraînant une réduction des factures énergétiques et des pertes de chaleur.
  • Facilité de mise en oeuvre :
    L'isolation intérieure des murs peut être réalisée sans modifier l’aspect extérieur du bâtiment, ce qui est idéal pour les bâtiments classés ou les façades protégées, contrairement à l'isolation extérieure qui entraîne un gain de place à l'intérieur.
  • Amélioration acoustique :
    En réduisant les nuisances sonores extérieures, on permet d'améliorer le confort acoustique à l’intérieur du logement.

Quel isolant choisir pour l'isolation intérieure des murs ?

Comment-choisir-Comedia_25690_medium_0.jpg Il n'y a pas d’isolant unique pour toutes les applications (toiture, murs, sols). Certains isolants de par leur nature, leur fabrication, leurs caractéristiques, leurs performances et leur présentation (rouleaux, panneaux ou vrac) ont des applications plus ou moins dédiées. Ainsi un isolant pour les murs devra présenter une tenue mécanique indispensable pour prévenir le tassement de l’isolant dans le temps. Ne vous trompez donc pas de produit en mettant en œuvre sur vos murs un isolant pour les combles perdus (généralement souple) destiné à une application horizontale ! La semi-rigidité des produits est garantie par le certificat Acermi du produit.

De plus, les caractéristiques, performances et matériaux seront différents selon que l'on vise une isolation par l'extérieur ou par l'intérieur

 En dehors de ces caractéristiques, à vérifier au cas par cas et produit par produit, la liste ci-après synthétise les différentes familles de produits adaptées à l’isolation des murs : la laine de verre, la laine de roche, la fibre de bois,  la laine de coton et les textiles recyclés, la laine de chanvre, le polystyrène PSE, la plume de canard, le polyuréthane ou encore la laine de lin.

 

                                                                         Voir le tableau complet des isolants par application

Existe-t-il un meilleur isolant thermique pour l’isolation des murs ?

D’une manière générale, pour une isolation des murs, l’isolant doit être au moins semi-rigide et avec un lambda faible afin d’optimiser l'espace habitable du logement. La performance des isolants pour des travaux d'isolation des murs donnant sur l’extérieur varie de 0,038 à 0,030 W/m.K pour le plus performant. A noter que le lambda le plus faible disponible en isolant fibreux semi-rigide et donc qui constituerait le meilleur isolant, est le lambda 30 en laine de verre. Toutefois il existe des complexes de doublage (isolant + plaques de plâtre collées) au lambda 30 mais ce type d’isolant rigide nécessite que les parois soient parfaitement planes, ce qui n’est pas toujours le cas en rénovation. En outre, parmi les contraintes, le passage des réseaux divers doit se faire côté chauffé, conformément à la réglementation. L’épaisseur de l’isolant n’apportera alors qu’une faible résistance thermique R et donc un niveau de performance moyen voire faible.

Si l’on opte pour une laine minérale, comme le GR 30, cela permettra d’obtenir un R=3 m2.K/W avec une épaisseur de 90 mm. Pour une meilleure isolation et une limitation optimum des ponts thermiques, il faudra viser une mise en œuvre continue sous ossature métallique de type Optima Murs ou équivalent, à l’aide de lisses et fourrures. En effet, la pose entre montants métalliques génère un pont thermique à chaque montant qui réduit de 45% la performance attendue de l’isolant posé. En outre, que ce soit avec du GR 30 ou du GR 32, l’isolation sera une des meilleures puisqu’elle la laine de verre affiche des propriétés à la fois thermique et phonique.

Si la laine de verre semble être un très bon isolant dans le cas des murs, il est aussi possible d’utiliser d'autres matériaux isolants comme la fibre de bois ou de la laine de coton ou la ouate de cellulose pour l’isolation des murs par l’intérieur. Lors de la mise en œuvre de ces isolants, il faudra prévoir de préférence une membrane hygro-régulante adaptée à l’isolant en laine minérale et aux isolants biosourcé afin que les transferts de vapeur d’eau puissent se faire de façon plus pérenne : pare-vapeur en hiver mais autorisant le flux de vapeur vers l’intérieur en été.

Quid des panneaux en polystyrène extrudé ? Est-il un meilleur isolant que les laines minérales ou la fibre de bois ? Certes, il assurera l’isolation thermique souhaitée pour la rénovation des murs intérieurs, si l’on vise un R=4 mais il ne sera pas adapté si l’on veut une isolation phonique.

De même, l’isolation par l’intérieur d’un mur à l’aide de polystyrène expansé, via des plaques de mousse rigide type PSE, reste performante en thermique mais pas réputée l’être en acoustique. Attention aux épaufrures des parpaings qui peuvent être un frein à la bonne mise en œuvre de ces plaques.

Quelle résistance thermique viser pour l’isolation des murs ?

 Comme pour toutes les parois du bâtiment donnant sur les murs extérieurs, il faut choisir un isolant qui présente des valeurs de performance permettant de répondre :

En matière d’isolation thermique, la performance se mesure par la résistance thermique (R) qui dépend de la conductivité thermique (ou lambda) du produit, appliquée à l'épaisseur d'isolant visée. 

Dans le neuf, pour répondre aux exigences de consommation minimale d'énergie imposée par la RT 2012 et obtenir un Bâtiment Basse Consommation (BBC)  économe en énergie, il faut viser une résistance thermique minimale R= 4 m2K/W

Pour la rénovation, la résistance thermique minimale exigée par la RT Existant pour l’ isolation des murs se situe entre R=2 et 2.90 m2K/W selon la zone climatique où se situe le bien à isoler. Attention, pour l'obtention des aides à la rénovation énergétique, la résistance thermique minimale à faire mettre en oeuvre par une entreprise ayant le label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) est R= 3.70m2.K/W.

Quelle épaisseur d’isolant pour l’isolation des murs ?

Il faut savoir une chose : on ne mesure pas la performance d'isolation d’un mur uniquement par l’épaisseur d’isolant qui le recouvre. Il existe en effet des isolants aux lambdas très différents. Il faut avant tout raisonner en résistance thermique « R » qui résulte du lambda appliqué à l'épaisseur d’isolant choisie.

Dans les bâtiments existants, la réglementation thermique (RTE) exige une résistance thermique minimale R=2.90 m2.K/W pour l’isolation des murs après travaux. Cette obligation a été mise en place par les pouvoirs publics afin de :

-          Lutter contre l’inconfort thermique des logements dû à une absence d’isolation des bâtiments,

-          Limiter les rejets de gaz à effet de serre,

-          Lutter contre la précarité énergétique et limiter les dépenses d’énergie pour les ménages.

Cette résistance thermique minimale n’est toutefois pas possible avec une épaisseur de 3 à 4 cm d’isolant, qu’il soit d’origine minérale, alvéolaire, végétale ou animale. Il faut donc opter pour un isolant à très faible lambda afin de limiter l’épaisseur à poser et réduire l’emprise au sol et la perte d’espace habitable. Par exemple, avec une laine de verre de type GR30 d’Isover (lambda le plus faible du marché pour une laine minérale), il faudra poser une épaisseur d’isolant (isolant en panneaux ou rouleaux ou isolant en vrac) de 90 mm afin d’obtenir un R conforme à la réglementation thermique RTE pour l'isolation des murs (R=3). Avec un produit plus économique comme le GR32, il faudra une épaisseur d’isolation en 120 mm pour un R=3.75 m2.K/W ou 140 mm pour R=4.35 m2.K/W. D’ailleurs, R=4 m2.K/W est la valeur de résistance thermique recommandée en rénovation pour l’isolation des murs périphériques.

Dans les bâtiments neufs, c’est la RE 2020 qui prévaut. Si elle n’impose pas de R minimal par type de paroi, là encore R=4 m2.K/W est la valeur recommandée pour l'isolation des murs afin d'atteindre plus facilement le seuil de consommation maximale d'énergie primaire de 50 kWep/m.an en moyenne et d'améliorer la performance énergétique du bâtiment.

Préserver au maximum l’espace intérieur

Comedia21994_large_0.jpg Dans le cas d’une isolation des murs par l’intérieur , le choix d’un isolant sera également guidé par le souhait de préserver au maximum l’espace habitable. A lambda identique, plus l’isolant est épais, plus il isole ; or plus l'enveloppe du bâtiment est isolée, plus le bâtiment est économe en énergie de chauffage ou de refroidissement. 

Dans le cas d'une isolation de maison par l'intérieur, et pour votre confort et vos économies d'énergie, vous opterez donc pour un isolant dont la conductivité thermique vous permettra à la fois d'avoir une résistance thermique élevée mais avec un encombrement minimal pour optimiser votre surface habitable. On trouve aujourd'hui des laines de verre au lambda très performant de 0.032 à 0.030W/m.K, ou des isolants biosourcés (coton, bois), qui allient performance et préservation de l'espace intérieur.

Quelles sont les solutions techniques d’isolation des murs par l’intérieur ?


Il existe deux grandes solutions techniques d’isolation des murs par l’intérieur :

  • L’isolation sous ossature métallique avec le système Optima Mur

Ce système est adapté pour l’application de panneaux ou rouleaux d’isolants en laines minérales, comme la laine de verre ou la laine de roche, mais aussi les isolants textiles qui affichent une bonne conductivité thermique. En revanche, il ne convient pas à la pose d’isolants en vrac comme la ouate de cellulose.

L'isolation des murs sous ossature métallique avec le système Optima Murs est la solution la plus polyvalente et celle qui permet le meilleur calfeutrement des parois. Ce système d’isolation des murs, complet et sec, possède de nombreux atouts :

  • une pose jointive et continue de l’isolant sur l’ensemble de la paroi,
  • une limitation des ponts thermiques grâce une ossature métallique placée au-devant de l’isolant et fixée au mur support par des appuis rupteurs de pont thermique,
  • un passage aisé des gaines électriques entre l’isolant et le parement, sans traverser l’isolant,
  • une gamme d’appuis et Connectors Optima procurant au système sa grande modularité,
  • une pose pratique, rapide et générant peu de déchets grâce à des composants légers, faciles à transporter et à poser à l’aide d’un outillage courant.

Le système Optima Murs permet de réaliser simultanément une isolation thermique et acoustique des murs donnant sur l’extérieur. Il s’adapte à toutes les pièces et toutes les configurations tant en neuf qu'en rénovation.

Dans le neuf, ce système permet de mettre en œuvre des isolants très performants dont les fortes résistances thermiques sont adaptées à la construction BBC. Et comme il permet également de récupérer la planéité des murs irréguliers ou courbes, il se prête parfaitement à l’isolation en rénovation en s’adaptant à tout type de contrainte (décrochement de mur, défaut d’aplomb, aspérités, humidité, etc.).

Ce système est également approprié dans le cas de murs mitoyens qui doivent faire l’objet d’une isolation phonique soignée. En effet, la paroi intérieure se retrouve alors désolidarisée du mur mitoyen, limitant de fait la transmission des vibrations sonores. Pour le professionnel du bâtiment, cette solution présente aussi de nombreux avantages comme la mise en œuvre à sec et la diminution par cinq des déchets de chantier.

  • L'isolation des murs par doublage collé

Cette technique d'isolation consiste à coller un isolant, typiquement la laine de verre ou le polystyrène expansé, sur une plaque de plâtre. Cette méthode est idéale pour des murs nécessitant une surface parfaitement plane.

L’isolation des murs par doublage collé est une solution d'isolation associant par collage deux éléments :

  • un isolant (laine de verre, PSE),
  • une plaque de plâtre.

Ce complexe de doublage permet de poser en une seule fois l'isolant et le parement. Le panneau de doublage est directement fixé sur le mur à l’aide d’un mortier adhésif.

Ce type d’isolation comporte deux contraintes majeures :

  • une planéité impérative des murs : pour un bon calfeutrement des parois, le complexe de doublage isolant doit être posé sur des murs parfaitement plans. En rénovation, une isolation par doublage collé ne permet pas de récupérer l'aplomb de murs irréguliers.
  • une interdiction de découpe de l’isolant du côté froid pour passer les gaines et réseaux : l’objectif de basse consommation aujourd’hui visé en neuf comme en rénovation interdit désormais la découpe de l’isolant (sauf laines minérales ou PU : découpe possible à 16mm) pour passer les gaines et/ou réseaux du côté froid des parois (cf. DTU 25.42 - déc. 2012). Le passage des gaines et réseaux doit donc s’effectuer au choix : en encastré dans la paroi, dans l’isolant du côté chaud (à l’aide d’un thermo-furet par exemple) ou en apparent.

En rénovation, quel que soit le système d’isolation retenu, la nature du mur support (notamment dans le cas de murs anciens) peut obliger à mettre œuvre d’une lame d'air continue non ventilée (cf. DTU 20.1 et/ou avis technique du système choisi). Elle est alors ménagée par la mise en œuvre de dispositifs de faible dimension, en matériau non hydrophile et imputrescible (broches en acier galvanisé, cales ou tasseaux imputrescibles ou traités, appuis en matière composite, etc.). Dans tous les cas, il est impératif de se conformer aux prescriptions de pose des DTU et Avis Techniques des isolants choisis. Il faut absolument proscrire la pose d'une isolation au contact direct d’un mur humide sous peine de développement de pathologies dans le temps. Toute source d'humidité dans la paroi doit être recherchée et traitée avant de réaliser l’isolation.

A retenir

A l’occasion des travaux d'isolation, lorsque le logement ne comporte pas de ventilation, on pense systématiquement à mettre en œuvre un système de ventilation contrôlée (VMC) afin d’assurer le renouvellement sanitaire de l'air intérieur et de limiter l’humidité ambiante dommageable à terme à la conservation du bâti et à la santé des occupants (qualité de l’air intérieur).

Comment isoler thermiquement un mur en parpaing ?

L’isolation d’un mur en parpaing ne varie pas d’une isolation classique telle que décrite ci-dessus. La meilleure solution, mais aussi la plus simple en rénovation est la mise en œuvre continue (via le système Optima Murs par exemple) d’une laine de verre performante (type GR 32). Elle procurera tant une isolation thermique que phonique, la laine de verre étant un produit 2 en 1. Habillée d’une plaque de plâtre de type Placoplâtre, les réseaux électriques seront ainsi bien protégés et accessibles.

Comment isoler par l’intérieur un mur à l’aide du polystyrène expansé ?

Cf. dernier § de la question 2

Comment isoler un mur intérieur avec un isolant mince ?

Isolant mince réfléchissant, produit mince réfléchissant, films minces… Plusieurs dénominations existent mais seul un produit mince dispose de la certification ACERMI. Sans compter que, selon le CSTB, l’isolant mince est classé comme un « complément d’isolation thermique ».

Mis en œuvre avec une lame d'air immobile de part et d'autre du produit, la résistance thermique totale (produit réfléchissant + lames d’air immobiles) varie généralement de 0,5 à 2 m2.K/W (en conditions de pose optimales). Utilisés seuls, les isolants minces ne permettent pas d’atteindre des performances d’isolation correspondant aux seuils d’exigence minimale de la réglementation thermique et ne sont donc pas utilisables comme isolants à part entière mais éventuellement associés à un isolant.

Il faudra impérativement respecter les prescriptions de mise en oeuvre dans les Avis Techniques, et veiller à ce que la pose soit précise et soignée pour assurer la performance du produit. En effet, la réalisation de lames d’air réellement non ventilées et non communicantes avec l’extérieur exige beaucoup de soin et d’attention. Si ce n’est pas le cas, la performance thermique calculée ne serait pas effective.

 

 

En résumé

Les murs intérieurs sont une source de déperditions thermiques. Isoler les murs intérieurs permet de réduire sa facture d'énergie, d'améliorer le confort thermique et de réduire son impact environnemental.


Comment isoler des murs par l’intérieur ?

Il existe deux principales techniques d'isolation des murs intérieurs :

  • l'isolation sous ossature 
  • l'isolation par doublage collé 
     

Quels matériaux isolants utiliser ? 

Les matériaux les plus couramment utilisés sont la laine de verre, la laine de roche, la fibre de bois, le coton ou textile recyclé, la ouate de cellulose, la laine de chanvre ou encore le polystyrène expansé…

Quelles sont les aides de l’Etat ?

Plusieurs aides financières pour l'isolation des murs intérieurs sont à disposition des ménages, notamment la prime énergie MaPrimeRénov’, l'éco-prêt à taux zéro, les Certificats d'économies d'énergie (CEE) et la TVA à taux réduit.


Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Les avantages de l'isolation des murs intérieurs sont nombreux :

  • réduction de la facture d'énergie 
  • amélioration du confort thermique 
  • réduction de l'impact environnemental

Le principal inconvénient est :

  • réduction de l'espace habitable
     

En conclusion, l'isolation des murs intérieurs est une solution efficace pour améliorer les performances énergétiques et le confort de son logement, permettant de faire des économies substantielles sur les factures d'énergie.

Bien choisir son matériau isolant

mar, 19 Oct 2021
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